Casier d'imprimerie : le guide complet pour choisir, garnir et accrocher

Un casier d'imprimerie est le tiroir plat de l'imprimeur, divisé en petits cassetins où les caractères en plomb étaient rangés pour que le compositeur puisse monter une page à la main. Aujourd'hui il est accroché au mur, et à la place des lettres on y pose des bibelots, de la céramique, des souvenirs et de petites œuvres. Ce que vous y mettez ne dépend que de vous. Pour la taille, partez de l'emplacement : 50 x 50 cm au-dessus d'un bureau, 70 x 70 cm au-dessus d'un buffet, les formats hauts pour une bande de mur étroite. Il s'accroche sur un support mural que vous mettez d'abord de niveau. Un bon point de départ : le centre à environ 145 à 155 cm du sol. Voilà la réponse courte. La suite est plus longue : d'où vient le casier d'imprimerie, pourquoi ce n'est pas une étagère de rangement, ce que les autres y posent, quel matériau supporte d'être touché, et comment l'accrocher droit du premier coup.

Casier d'imprimerie noir aux cases asymétriques accroché sur un mur rose dans un salon à Copenhague
Un casier d'imprimerie prend la place d'un tableau, et change d'allure selon ce que vous y posez.

Dans cet article

Qu'est-ce qu'un casier d'imprimerie ?

Le mot recouvre deux choses. À l'origine, un casier d'imprimerie est un outil d'atelier : un tiroir plat divisé en petits cassetins, un par lettre en composition plomb. Aujourd'hui, la plupart des gens pensent à la version murale, où les cases ne trient plus des lettres mais accueillent un objet chacune : une céramique, un souvenir, une petite sculpture. Il est plat, en général de 6 à 12 cm de profondeur, donc il reste près du mur et se lit comme une surface plutôt que comme un meuble qui avance dans la pièce. Les cases font tout. Sur une longue étagère, les objets s'alignent et se confondent. Dans une grille, chacun reçoit son propre cadre et son propre air autour.

Il accueille ce qui est trop petit pour une étagère et trop personnel pour un tiroir. Des souvenirs de voyage, de la céramique en petit format, des pierres et des coquillages, deux ou trois petites œuvres, une plante. Des objets qui, isolés, disparaissent dans une pièce, mais qui rassemblés dans une grille deviennent quelque chose devant quoi on s'arrête.

D'où vient le casier d'imprimerie ?

De l'atelier d'imprimerie. Le nom le dit : le compositeur montait la page lettre par lettre, et ces lettres, il allait les chercher dans la casse. Les cassetins étaient répartis selon la fréquence d'usage des lettres, les plus courantes tombaient sous la main. Les capitales étaient rangées en haut de casse et les minuscules en bas de casse, et c'est de là que vient l'expression française bas de casse, toujours employée aujourd'hui. Une casse était donc un outil, pas un objet de décoration, et un atelier chargé en avait des dizaines en service.

Quand la composition plomb a cédé la place à la photocomposition puis à l'impression numérique, dans les années 1960 et 1970, les ateliers ont vidé leurs réserves et les casses sont parties pour presque rien. Les gens les ont rapportées chez eux, accrochées au mur et remplies de miniatures, de dés à coudre, de souvenirs et de petites céramiques. C'est cette image que la plupart des Européens de plus de cinquante ans ont en tête. C'est aussi pour cela que le casier d'imprimerie traîne une réputation nostalgique qu'il ne mérite plus depuis longtemps.

La version moderne garde l'idée et abandonne l'échelle miniature. Des cases moins nombreuses et plus grandes. De l'asymétrie au lieu d'une grille rectangulaire stricte. Une couleur qui tient dans la matière au lieu de se poser dessus comme une laque. Reste un meuble qui se comporte comme une œuvre que vous pouvez modifier.

Rangement ou décoration ?

Décoration. C'était du rangement tant qu'il était à l'atelier, mais sur un mur chez soi, il est plus proche d'un tableau que d'un placard. Cette différence commande tout le reste : où vous l'accrochez, ce que vous y posez et quelle taille vous achetez.

Un meuble de rangement se juge à ce qu'il avale. Un placard mural fait son travail en réunissant les objets derrière une porte. Un casier d'imprimerie se juge à sa composition, comme un tableau. Son rôle est de donner à une poignée d'objets un cadre et un peu de solennité. Il s'effondre dès que vous commencez à y garer tout ce qui n'a pas de place ailleurs. Les clés, les chargeurs, les tickets de caisse et les piles usagées vont dans un tiroir, pas en évidence dans une grille à hauteur des yeux.

Le test pratique : si vous n'aimeriez pas voir l'objet sur une photo de la pièce, il n'a rien à faire dans le casier. Le reste en découle.

Gros plan sur un casier d'imprimerie bleu en Valchromat teinté dans la masse, avec le chant coloré brut des cases
De près, le chant de coupe raconte comment le casier est fait. Un panneau teinté dans la masse garde le même ton jusqu'au cœur.

Quelle taille choisir ?

Choisissez d'après le mur, pas d'après le nombre d'objets que vous possédez. L'erreur la plus courante est de voir trop petit. Un casier trop petit sur un grand mur ressemble à un timbre, alors qu'un casier qui occupe bien la surface paraît presque toujours voulu. S'il est accroché au-dessus d'un meuble, vous pouvez reprendre le repère utilisé pour les tableaux : une largeur d'environ deux tiers du meuble en dessous est un bon point de départ.

Taille Forme Où il fonctionne
50 x 50 cm Carré Au-dessus d'un bureau, dans l'entrée, sur un pan de mur étroit entre deux portes
70 x 70 cm Carré Au-dessus d'un buffet, d'un canapé ou d'une table à manger
90 x 90 cm Carré Un mur rien que pour lui, ou le centre d'un ensemble
50 x 70 cm Haut Une bande de mur étroite, une entrée, à côté d'un chambranle
70 x 90 cm Haut Au-dessus d'une console ou d'une commode
90 x 110 cm Haut Un mur haut dans une pièce sous plafond généreux

Une chose que le tableau ne montre pas : le nombre de cases ne suit pas la taille. NicNac et NicNac Tall comptent tous les deux 17 cases, quelle que soit la taille que vous choisissez. Un format plus grand vous donne donc des cases plus grandes, pas davantage de cases. La taille est une affaire de mur, et de dimension des objets que vous voulez montrer.

Deux remarques pratiques. D'abord, achetez pour le mur que vous avez aujourd'hui, pas pour la collection que vous imaginez : un casier à l'échelle du mur paraît juste dès le premier jour, bien avant que chaque case soit occupée. Ensuite, si vous hésitez entre deux tailles sur un grand mur nu, la plus grande est presque toujours la bonne. Un mur pardonne plus facilement la générosité que la timidité.

Que met-on dans un casier d'imprimerie ?

Ce que vous avez plaisir à regarder. Il n'existe aucune règle sur ce qui a le droit d'occuper les cases. Certaines choses trouvent simplement leur place plus facilement que d'autres, et c'est là toute la différence entre un casier qui paraît composé et un casier qui évoque une brocante.

Ce qui fonctionne presque à tous les coups : une petite coupe ou une tasse à espresso en céramique, une pierre ou un coquillage rapporté d'un voyage précis, une petite plante dans un pot sobre, une carte postale appuyée contre le fond, une petite sculpture ou une figurine en bois, deux ou trois boîtes de la taille d'une boîte d'allumettes, un bout de bougie dans son bougeoir. Ce qui ne fonctionne presque jamais : tout ce qui est en plastique avec un logo, tout ce que vous stockez au lieu de le montrer, et plus d'un objet par case dans les plus petits formats.

Si vous ne deviez retenir qu'un geste, ce serait celui des hauteurs. Quelque chose de haut dans une case, quelque chose de moyen à côté, quelque chose de bas ou de plat dans une troisième. Répétée sur la grille, c'est cette variation qui empêche l'ensemble de ressembler à un mur de blocs identiques.

Casier d'imprimerie NicNac en Valchromat noir teinté dans la masse, avec ses cases asymétriques garnies
Le format carré
NicNac Casier d'imprimerie

Des cases asymétriques dans un format carré, en trois tailles et huit teintes dans la masse. Fait pour montrer, pas pour ranger.

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Comment le composer sans surcharge ?

Il n'y a pas de bon ni de mauvais choix, mais deux gestes font la différence : des hauteurs variées, et une couleur qui revient. Le degré de remplissage, lui, relève du goût. Certains veulent chaque case occupée et de quoi regarder longtemps, d'autres veulent de l'air et peu d'objets. Les deux fonctionnent. Ce qui donne à un casier un air encombré, ce n'est presque jamais le nombre d'objets. C'est qu'ils se ressemblent trop : même hauteur, même matière, même taille sur toute la surface. Il n'y a alors aucun rythme, et l'œil glisse.

Trois gestes suffisent la plupart du temps. Si vous vous en tenez à deux ou trois matières plutôt qu'à sept, par exemple la céramique, le bois et un métal, les objets se mettent à former une famille. Si une couleur revient à deux endroits au moins, les coins opposés de la grille se répondent. Et les groupes impairs fonctionnent presque toujours mieux que les groupes pairs : deux objets côte à côte se lisent comme une paire et appellent la comparaison, trois se lisent comme une composition.

Changez ensuite au fil des saisons. Ce qu'un casier d'imprimerie permet et qu'une estampe encadrée ne permet pas, c'est de n'être jamais terminé. Remplacez trois objets en décembre, remettez-les en février, et le mur paraît neuf sans que vous ayez rien acheté. Nous détaillons la façon dont une couleur forte se comporte dans un intérieur nordique dans La couleur dans la déco nordique.

Casier d'imprimerie jaune accroché au mur dans un appartement de Copenhague, garni de céramique et de petits objets de hauteurs différentes
Trois hauteurs, une palette resserrée, des objets de plusieurs tailles. C'est la variation, plus que le nombre, qui fait tenir l'ensemble.

En quel matériau doit-il être fait ?

Dans une matière dont la couleur traverse toute l'épaisseur. Sur un casier d'imprimerie, ce sont les chants que l'on voit, et ils se trouvent à hauteur des yeux. Une table prend ses rayures sur une surface horizontale que vous regardez de biais. Un casier tourne chacun de ses chants droit vers vous, et il y en a un tout autour de chaque case. À cela s'ajoute que vous y glissez la main chaque fois que vous changez quelque chose. Le choix du matériau est donc moins cosmétique qu'il n'y paraît.

Le bois massif est la réponse classique. Il est honnête et vieillit bien, mais il se trouve rarement en couleur sans teinture ni laque, et vous voilà de nouveau avec une couche posée sur le bois. Le MDF laqué a la même faiblesse, en plus visible. La couleur est une couche d'environ 0,1 à 0,3 mm sur un panneau clair. Au premier choc sur un chant de case apparaît une cicatrice claire qui accroche l'œil d'un bout à l'autre de la pièce. Le contreplaqué fin recouvert d'un film imprimé pose le même problème, avec en prime le risque de voir le film se décoller dans les angles.

Le panneau de fibres teinté dans la masse règle cela autrement. Dans un matériau comme le Valchromat®, les fibres sont teintées au pigment avant le pressage du panneau : la couleur est donc identique de la surface au cœur. Une rayure sur un chant de case ne fait qu'exposer davantage le même ton, et le chant brut peut rester visible comme un parti pris plutôt que d'être masqué par un chant plaqué. Le panneau est aussi plus dense et environ 30 % plus résistant qu'un MDF ordinaire. Pour un meuble suspendu à un support mural, cela compte. Tout est expliqué dans Qu'est-ce que le Valchromat ?

Comment accrocher un casier d'imprimerie ?

Posez d'abord le support mural bien de niveau, puis accrochez le casier dessus. Centrez-le autour de 145 à 155 cm du sol. La pose va vite : le support est fourni et le casier se pose simplement dessus. Le seul point qui mérite du soin, c'est la mise de niveau du support.

La marche à suivre. Repérez l'emplacement du support à l'aide d'un niveau ou d'une application, et marquez les deux trous au crayon. Percez, mettez les chevilles, vissez le support et vérifiez le niveau une dernière fois avant de poser le casier. Reculez de trois mètres et regardez-le avant de garnir les cases. Un millimètre de travers sur le support se voit d'un bout à l'autre d'une pièce.

Sur la fixation : NicNac est livré avec des chevilles universelles Fischer, qui tiennent dans la plupart des murs, placo compris. Si le placo est tendre, percez le trou de 0,5 à 1 mm de moins que la cote indiquée, la cheville mordra mieux. La notice de montage complète est sur le site.

Deux remarques sur l'emplacement. Accrochez-le à la hauteur de ce que vous voulez regarder, ce qui veut dire un peu plus bas que prévu lorsqu'il surplombe un canapé ou un buffet, environ 20 à 30 cm au-dessus du meuble. Et évitez un mur exposé au soleil de l'après-midi toute l'année, ce qui vaut d'ailleurs pour toutes les surfaces colorées, tissus et bois compris.

Casier d'imprimerie haut en vert kaki accroché au mur d'une entrée au-dessus d'un banc
Le format haut convient à un mur étroit, à une entrée ou à l'espace le long d'un chambranle.

Carré ou haut : quelle forme pour votre mur ?

Prenez le carré quand le mur est plus large que haut, et le haut quand vous avez la hauteur mais pas la largeur. C'est la forme du pan de mur dont vous disposez qui décide.

Le format carré convient là où le mur est plus large que haut, c'est-à-dire le plus souvent au-dessus d'un meuble. Un buffet, un canapé, une table à manger ou un banc bas laissent au-dessus d'eux une large bande de mur, et le carré s'y place sans effort. C'est aussi le format qui se groupe le mieux : deux ou trois exemplaires de tailles et de couleurs différentes, côte à côte, se lisent comme un ensemble.

Le format haut est fait pour les murs où la largeur manque. Une bande de mur entre deux portes, une entrée que l'on traverse plutôt qu'on n'y séjourne, ou l'espace à côté d'une fenêtre haute. Il tire l'œil vers le haut et occupe la hauteur qui reste vide au-dessus des meubles.

Casier d'imprimerie NicNac Tall en Valchromat noir teinté dans la masse, avec des souvenirs dans les cases
Le format haut
NicNac Tall Casier d'imprimerie

La même largeur au mur que le NicNac carré, avec plus de hauteur pour une composition plus fournie. Trois tailles, huit teintes dans la masse.

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Casier d'imprimerie orange sur un mur à motifs dans un appartement maximaliste à Berlin
Dans une pièce déjà chargée, une couleur franche sur le casier lui-même lui permet de tenir tête au lieu de se fondre dans le mur.

Questions fréquentes

À quelle hauteur accrocher un casier d'imprimerie ?

La plupart des gens le centrent autour de 145 à 155 cm du sol. C'est la hauteur d'accrochage habituelle en galerie et elle place les cases à hauteur des yeux. S'il surplombe un meuble, c'est le meuble qui sert de référence : environ 20 à 30 cm de mur libre entre le dessus du buffet ou le dossier du canapé et le bas du casier constituent un bon repère.

Quel poids un casier d'imprimerie supporte-t-il ?

Largement de quoi accueillir la céramique, les pierres, les plantes et les souvenirs auxquels il est destiné, à condition que la fixation corresponde au mur. La limite ne vient presque jamais du casier lui-même, mais de la fixation dans le mur. NicNac est livré avec des chevilles universelles Fischer, qui tiennent dans la plupart des murs. Suivez la notice de montage fournie et répartissez les objets lourds sur plusieurs cases plutôt que de charger un angle.

Comment nettoyer un casier d'imprimerie ?

Dépoussiérez avec un chiffon doux et sec. S'il faut davantage, utilisez un chiffon légèrement humide et séchez aussitôt. Évitez les nettoyants agressifs et les éponges abrasives, qui abîment la surface. Si le casier est huilé, comme NicNac avec le Rubio Monocoat®, la surface se ravive avec le spray refresh de la marque lorsqu'elle finit par paraître terne.

Un casier d'imprimerie et une vitrine d'objets, est-ce la même chose ?

Les deux se recoupent sans se confondre. Une vitrine profonde, ce que l'on appelle une shadow box, est le plus souvent un cadre unique fermé par une vitre, conçu pour protéger une composition que l'on modifie rarement. Un casier d'imprimerie est ouvert et divisé en plusieurs cases, ce qui permet d'y passer la main et de déplacer les objets. Si vous voulez quelque chose que vous ferez évoluer au fil de l'année, la grille ouverte est la plus utile des deux.

Le casier d'imprimerie fait-il démodé ?

La version ancienne venue de l'atelier peut le faire, parce que ses toutes petites cases appellent les miniatures et les dés à coudre. Les versions modernes l'évitent avec des ouvertures moins nombreuses et plus grandes, des découpages asymétriques et des surfaces unies. On les lit comme des objets muraux contemporains, pas comme de la nostalgie. Ce qui date une composition, c'est le contenu plus que le casier : changez-en de temps en temps.

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